Impressions d'Argentine
Janvier-avril 2022
Pour nous qui, pour la seconde fois en voyage en Amérique du Sud, avons choisi de bouder le Brésil, l'Argentine représente le pays le plus important du continent, non seulement par la taille, mais aussi et surtout par l'ampleur des variations géographiques, climatiques et naturelles qui le caractérisent. D'Ushuaïa à Salta, des Andes à la côte Atlantique, le plateau de jeu qu'il propose se rapproche de l'idéal de la majorité des voyageurs en véhicule d'aventures.
C'est en bonne partie nos souvenirs d'Argentine, d'ailleurs, qui nous ont amenés à définir le projet de notre second tour du monde. C'est parce que nous avions été émerveillés une première fois par la Patagonie, parcourue trop rapidement en 2017, que nous avons conçu l'idée d'y revenir avec un véhicule indépendant, ce qui a fini par constituer l'épine dorsale d'une traversée Ushuaïa-Alaska qui est ensuite devenu un tour du monde par la route.
Autant dire que les enjeux étaient élevés, et les attentes considérables à l'entrée du pays, que nous avons réalisée du côté d'une ville dont nous ignorions l'existence et l'étrange nom (Gualeguaychu), bien que son carnaval jouisse d'une réputation internationale. Autant le dire tout de suite: ces attentes ont été comblées, mais cela a pris un certain temps. Rien n'a été vraiment facile au début, et les deux ou trois premières semaines dans le pays ont même été un peu décevantes. Contournant l'immense estuaire du Rio de la Plata puis esquivant la région de Buenos Aires (comme à notre habitude avec les grandes villes), nous avons rapidement rejoint la côte Atlantique et ses stations balnéaires populaires (Pinamar, Mar del Plata, Miramar). Nous avons été plutôt déçus par ces plages bétonnées et bondées quoique dépourvues de charme. La bonne ambiance populaire et le naturel sympathique des estivants locaux n'ont pas suffi à masquer la trivialité de l'offre touristique manifestement destinée au tourisme de masse: haut de gamme ou bas de gamme, tout est fait pour faire tourner la machine à plein régime malgré la crise (mais quelle crise, on se le demande une fois sur place tant tout semble tourner à plein régime). Le recommencement de la vie sans Covid y est peut-être pour quelque chose: l'envie de prendre des vacances, pour tous les ex-confinés, a dû être bien forte pour qu'ils acceptent de si bon gré de se ré-agréger aussi vite à d'aussi artificiels paradis...
De la côte atlantique aux premiers grands espaces
La situation a commencé à s'améliorer lors de la descente vers le sud le long de la côte. Deux jours avant d'atteindre la Peninsula Valdes, très célèbre pour sa faune marine, nous avons eu la chance de voir dans de très bonnes conditions les colonies de perroquets d'El Condor: nous avons passé deux nuits sur place pour ne rien manquer de l'exceptionnel ballet de ces très beaux oiseaux nichant dans les falaises, avec de magnifiques couleurs au soleil levant.
La Peninsula Valdes, pour sa part, nous a laissés sur un avis partagé, en grande partie parce que nous arrivions à la mauvaise saison pour les principaux mammifères marins de la zone. La visite a plutôt bien commencé car l'unique centre touristique de la presqu'île, Puerto Pyramides se présente comme un petit village sympathique à taille humaine. Cependant, nous avons été frustrés par l'étonnante limitation des parcours possibles. Seules deux ou trois pistes autorisées sillonnent un espace grand comme le Cotentin, au demeurant peu attractif concernant la végétation et la faune terrestres. Et comme il est interdit de bivouaquer dans le parc, ces longues pistes en mauvais état doivent être parcourues, à l'aller et au retour, chaque jour passé dans la Péninsule. Tout cela pour n'avoir le droit de se poser, pour l'observation des animaux marins, qu'en trois ou quatre endroits spécifiquement aménagés avec parkings et plateformes d'observation, de quoi démoraliser efficacement les photographes épris de liberté que nous aimerions être. Heureusement, quelques manchots et otaries étaient au rendez-vous, et même deux orques entrevus au loin, ce qui était plutôt improbable compte tenu des circonstances.
Nous sommes toutefois repartis de là plus vite que prévu, et nous avons eu le sentiment de trouver davantage de nature sauvage dès lors que nous avons débordé Puerto Madryn vers le sud, ce qui nous a permis d'observer seuls, au pied des falaises, de vénérables éléphants de mer (malheureusement, uniquement des femelles), et un peu plus loin, à Punta Tombo, une très riche colonie de manchots de Magellan.



La Patagonie intérieure
A ce stade, et pour l'instant pas vraiment satisfaits de nos premières semaines de voyage, un choix s'est présenté à nous: fallait-il continuer vers le sud, pour viser directement la descente vers Ushuaïa et disposer de davantage de temps à la remontée, ou fallait-il abandonner la côte pour envisager une première approche du parc des glaciers de Patagonie avant de passer en Terre-de-Feu? Nous avons choisi la seconde option, ce qui a eu pour effet immédiat de nous priver (probablement à tout jamais) de la possibilité d'observer à deux ou trois jours de route de là les gorfous sauteurs recommandés par notre ami Jacques Gillon. Pour autant, nous n'avons pas regretté ce choix, car la traversée de la Pampa, pour monotone qu'elle ait été, nous a fait définitivement oublier le tourisme de masse de la côte Atlantique, et a donné à notre voyage une nouvelle dimension. Nous avons commencé à prendre plus de plaisir à repérer au bord de la route les rapaces, les guanacos, et les tatous occasionnels (joliment nommés localement les "pichis"). Parvenus au pied des Andes à peu près à mi-hauteur du pays (en termes de latitude), nous avons d'abord estimé un peu surfaites la réputation du parc de Los Alerces, de San Carlos de Bariloche (qui nous a permis de retrouver Anne-Line et Josselin) et de la route des sept lacs (nous avons préféré le Volcan Lanin un peu plus au nord); puis nous avons trouvé longue (quoique parfaitement représentative de l'essence du voyage de type road trip) la descente vers le sud, magnifiquement embellie d'un passage très réussi au site de Tierras de colores, espace à ce moment désert du Parque de Patagonia (côté Argentin).





El Chalten et le Fitz Roy
C'est l'arrivée sur El Chalten qui a véritablement fait décoller notre voyage. Le climat de cette zone montagneuse de Patagonie est particulièrement instable, et les nuages étaient bien gênants pour l'observation des lacs et des sommets depuis que nous avions atteint l'ouest du pays, mais nous avions surveillé, durant les jours précédant notre arrivée au parc des glaciers, la bonne tenue d'une période de temps clair prévue par les sites météorologiques. Et la promesse était au rendez-vous lorsque après avoir longé le magnifique bleu glacier du Lago Argentino, nous avons parcouru la longue ligne droite menant vers le Fitz Roy. Mon Dieu, qu'elle est belle, cette route qui offre la perspective de ce panorama, parmi les plus réputés du monde, et qu'on entrevoit de très loin, en tout petit d'abord, avec la surprise de le voir déjà, de le reconnaître comme une forme familière après notre expérience de 2017, et puis de s'en approcher, en s'arrêtant tous les quelques kilomètres pour prendre des photographies, qu'on espère à chaque fois plus réussies, à la mesure du plaisir infini qu'on goûte à s'approcher enfin de cette terre promise.
Le Fitz Roy est une montagne magnifique, à la hauteur de sa réputation, et quand on loge à El Chalten, comme la quasi-totalité des visiteurs du parc, on a la chance de l'avoir toujours sous les yeux, majestueusement planté à faible distance, encadré de pics voisins le mettant en valeur, et notamment du Cerro Torre. Et l'on peut choisir, dans la gamme des randonnées à la journée, celles qui permettront de l'approcher d'encore plus près, et d'en jouir visuellement autant qu'il est possible, dans le reflet des lacs, au lever du jour, ou émergeant des cîmes des arbres desséchés qui bordent les chemins d'accès.



Notre séjour à El Chalten a été superbement réussi, avec quelques belles rencontres (un couple de Français pleins de vie, les "Gui"; une juriste devenue violoniste dans un groupe de musique local, un très jeune et très entreprenant voyageur franco-argentin en couple avec une artiste de cirque), un bivouac peuplés de voisins grands voyageurs (rencontre avec un autre Oscar), de bons restaurants, et un beau temps nous ayant permis d'enchaîner sans difficultés nos excursions, nous ayant toutes donné une grande satisfaction. Tout juste avons-nous eu la déception de casser notre appareil photo, malencontreusement tombé sur son objectif du haut de son trépied (pourtant réglé au plus bas). Ce RX10, nous ayant donné de si belles photos des animaux d'Afrique, sera au moins mort au combat, dignement emporté par une bourrasque patagonienne alors qu'il prenait, pour son dernier exploit, une photo de sa Majesté le Fitz Roy.
Cet épisode nous aura permis de trouver une solution sous la forme d'une commande passée sur le site Mercado Libre (l'équivalent local de Leboncoin), à l'aide d'un ami trouvé sur place (moniteur de ski privé pour riches américains basé à San Carlos de Bariloche), et qui nous sera finalement livré quelques jours plus tard à El Calafate. El Calafate, c'est le point de départ incontournable pour la visite du glacier Perito Moreno, que nous avons cette fois assortie d'une croisière sur les lacs avoisinant et d'une impressionante (quoique assez kistch) petite marche sur en crampons sur la glace. De beaux bivouacs sauvages nous ont aussi permis d'observer les flamants et les rapaces, donnant à cette étape patagonienne la saveur des grands espaces inviolés.
A partir de ce moment, c'est sûr, le voyage était réussi, et une tonalité joyeuse a ensuite permis d'affronter avec plus d'aisance les inévitables difficultés de la vie nomade.
Ushuaïa, bout de route et choix de ne pas partir
Une fois quittée la petite ville d'El Calafate, la route s'est déroulée sans difficulté, malgré le vent, jusqu'à la frontière chilienne. Après un très joli bivouac non loin du poste de douane, nous avons dû surmonter les tracas invraisemblables du double passage (Argentine-Chili, puis Chili-Argentine) qui, en plus de la traversée en bac du canal de Magellan, permet de rallier Ushuaia. En temps de Covid, en l'absence de connection internet locale, et dans l'invraisemblable tempête de vent qui nous obligeait à attendre assis dehors (car debout, nous étions emportés), ce passage a été l'un des plus absurdement pénible de tous ceux qu'il nous a été donné de vivre.
Ushuaia ne nous a pas charmé par son côté spectaculaire, mais nous avons tout de même apprécié le temps passé sur place, et belles et paisibles vues sur le canal de Beagle. Nous avons là encore eu de la chance avec le climat, nous balladant souvent en simple T-shirt entre les petits restaurants et les stands des agents touristiques. La grande question qui se posait à nous, c'était: fallait-il ou non se rendre en Antarctique? Nous savions qu'il était possible de négocier sur place les places vacantes des navires de croisière, mais nous ne savions pas exactement ce que nous pourrions espérer exactement. Et la plus grande partie du séjour sur place à consisté à élucider cette énigme, pour finir par prendre la décision de ne pas y aller: au plan économique, nous avons compris qu'il nous était (assez facilement) possible de diviser par deux le prix officiel, quitte à attendre quelques jours qu'une offre qui nous convienne se présente. Mais il n'était pas possible d'obtenir davantage, et surtout il n'était pas possible de trouver d'offre alternative (expédition de petite taille, bateau privé, sortie scientifique). Les seules possibilités, cadenassées par les opérateurs nord-américains trustant la totalité des licences, se présentaient sous la forme de variations entre 10 et 20 jours, et entre 12000 et 30000 euros par personne.
Après quelques jours de réflexion, nous avons renoncé sans regret, et même avec une pointe de soulagement d'avoir su dire non, dire non à une obligation qu'on aurait pu se créer nous-mêmes, non à un privilège que nous aurions cru mériter, non à une proposition commerciale intelligente mais dépourvue de personnalité. Et nous avons pu repartir le coeur léger, après être allés faire demi-tour au fameux "bout de la route" marqué par le panneau que tout le monde, y compris nous, est fier ou content de prendre en photo.
Trois jours plus tard, nous quittions le pays pour n'y revenir que plus d'un mois plus tard, après une première incursion au Chili.






Le retour par les Andes
Ce retour s'est effectué par le col de Libertadores, qui a donné pour la première fois à Oscar l'occasion de tester une altitude supérieure à 3000 mètres. Nous avons choisi, à cet endroit, de monter jusqu'au monument du Christ Rédempteur, ce qui nous a conduits à ajouter quelques lacets vertigineux à ceux, déjà impressionnants, de la route principale, et d'éprouver quelques frayeurs à la vue de la fumée se dégageant à cette occasion du pot d'échappement, craintes dissipées les jours suivants lorsque nous avons gagné de l'expérience de la conduite en montagne.
Ce passage de col a également été l'occasion d'un beau bivouac d'altitude après un passage de frontière peu commun: n'ayant pas trouvé le poste de douane, nous sommes entrés de plusieurs kilomètres à l'intérieur du pays avant de réaliser notre méprise et de faire demi-tour. Et là encore, il nous a fallu demander plusieurs fois notre chemin (et faire plusieurs allers-retours) pour trouver l'entrée vers ce bâtiment pourtant immense, mais décalé de la route et à la bretelle d'accès incompréhensible.
Le lendemain nous avons pu nous approcher suffisamment pour voir le sommet de l'Aconcagua, point culminant de l'Argentine, mais aussi de l'Amérique du Sud, de l'Amérique tout entière et de l'hémisphère sud, enfin du monde entier à l'exception de l'Asie Centrale. De là, nous sommes remontés vers Salta, en passant d'abord par Mendoza, grande ville de vin à l'atmosphère très paisible (immense parc, système d'irrigation permettant la présence de nombreux arbres, climat agréable, vue sur les Andes), à tel point que c'est l'une des seules fois du voyage où la qualité de la vie locale nous a paru si bonne que nous nous sommes dit que nous pourrions nous installer là.
La remontée vers Salta nous a permis de découvrir un bel arrière-pays à faible pression touristique, des villes et des villages sympathiques avec leurs grandes places carrées et leurs cafés accueillants, un climat continental, sec et ensoleillé, et de belles formations minérales, parfois colorées, parfois sculpturales, comme le Cerro de los siete colores près de Barreal, le parc de Talampaya, ou les alentours de Cafayate.
Nous avons eu l'occasion de recroiser la route d'Anne-Line et Joss, puis de faire la connaissance de la sympathique famille XTG, vedette de Youtube débordant d'énergie et de joie de vivre, malgré ou depuis leur confinement forcé de deux ans dans le pays.
La Puna : le grand moment d'aventure
Une fois arrivés à Salta, une autre Argentine s'est présentée à nous, plus déserte, plus dure et plus spectaculaire. Nous avons décidé, pour vaincre la malédiction qui nous avait fait nous perdre dans la neige en 2017, de tenter de retourner à Tolar Grande, mais cette fois par nos propres moyens. Cette boucle de trois ou quatre jours a été une réussite parfaite, un des grands moments de notre voyage, avec des bivouacs magnifiques, un franchissement de sable hyper-limite mais parfaitement réalisé près de la Piedra Pomez, la rencontre inattendue au milieu de nulle part de deux couples Suisses (dont Eric avec lequel j'avais échangé les mois précédents au sujet du LT, ainsi que Christian et Coco, que nous retrouverons par la suite), des zones volcaniques improbables, des lacs d'altitude peuplés de flamants roses, la traversée de salars, le cône d'Arita, puis l'arrivée sur Tolar Grande, et le retour vers la civilisation en traversant les magnifiques chaînes du du desierto del Diablo et du Toro.
Oscar a tenu le coup, et bien qu'il nous ait causé quelques frayeurs en refusant de démarrer à Tolar Grande, il a montré de magnifiques capacités de robustesse en grimpant, lentement mais sans défaut, l'exceptionnelle piste grimpant à l'extraordinaire Mina Julia, où il faisait tant de vent, et où nous sommes arrivés si tard dans la journée, en isolement absolu à des heures de piste de tout abri, que nous n'avons même pas mis le pied dehors avant de faire demi-tour à l'altitude record de 5200 mètres, au bord de la crête nous séparant alors du Chili.






Après avoir refait le plein d'énergie durant quelques journées passées au camping de Salta (et sa piscine, parmi les plus grandes du monde, à ce moment asséchée pour cause de basse saison), la fin du voyage en Argentine, quoique toujours belle et parfois vertigineuse (commes les montées à Humahuaca à 4300 mètres, ou la traversée du petit village d'Iruya en compagnie de deux cyclotouristes pris en stop pour la journée) s'est avérée comparativement plus facile, quoique toujours fort impressionnante visuellement.
Le poste-frontière avec la Bolivie nous a laissé la même impression que cinq années plus tôt: sale, froid, peu avenant. De nouvelles aventures s'annonçaient, mais nous savions déjà que l'Argentine resterait tout en haut de la liste des pays préférés de notre grande expédition avec Oscar.






Les "J'aime / J'aime pas" de Manu en Argentine
J'ai aimé
- La beauté et la variété des paysages.
- Le côté naturel, décontracté et désintéressé des Argentins.
- L'adaptation du pays à notre mode de voyage : bivouacs sauvages partout, souvent très beaux, stations-services accueillantes avec eau, douches, toilettes et cappuccinos, attitude favorable des populations locales à notre présence.
- Les églises baroques de toute taille, magnifiquement décorées et entretenues.
- Les prix étonnamment bas pour nous du fait de l'existence d'un taux de change officieux, appliqué aux espèces et aux retraits Western Union.
- La Puna, archétype de l'espace rêvé du road trip d'aventure +++
- Les randonnées dans la zone du Fitz Roy +++
- Le parcours de Tierras de Colores dans le Parque Patagonia +++
- La route remontant de Mendoza vers le nord, en passant par Barreal ++
- Le Perito Moreno et les lacs glaciaires voisins ++
- Les villes de Mendoza, Cafayate, Salta ++
- Les montagnes et vallées au nord et au sud de Salta ++
- L'ambiance du village d'El Chalten ++
- La baie d'Ushuaïa +
- El Calafate et son lac +
J'ai moins aimé
- Certaines zones urbaines embouteillées, à la conduite difficile.
- L'absurde obligation de multiples passages de frontières pénibles pour atteindre la Terre de Feu --
- Le parc Los Alerces, bien en-dessous de ce qui nous avait été promis --
- Les infrastructures touristiques de masse, absolument dépourvues de charme, de la côte nord-est --
- La pampa, sans grand intérêt -
- La Peninsula Valdes, vue à la mauvaise saison et n'offrant aucune possibilité de piste ou de bivouac sauvages -
- San Carlos de Bariloche et la route des 7 lacs, à la réputation à mon avis surfaite -
Si c'était à refaire
- Nous négligerions complètement la côte Est, à l'exception d'un petit segment au sud de Puerto Madryn, et nous passerions le plus de temps possible, d'une part entre le Parque Patagonia et le parc des Glaciers, d'autre part dans la Puna, en faisant une ou plusieurs boucles vers le Chili à partir de Salta si les conditions de passage de frontières étaient réunies.
